22.04.2007
L'équerre
Après le compas, il est naturel de passer à l'équerre. Naturel car l'emblème maçonnique par excellence associe l'un et l'autre mais l'hégélien que je suis ne les assemblera pas encore lors de cette étude, ceci pour apprécier un symbole aussi simple qu'il est important sous bien des plans.Le terme équerre vient de l'ancien français esquire qui signifiait le "carré", lui-même provenant du latin exquadrare voulant dire "équarir" ou "tailler à l'angle droit". Ceci nous apprend que l'équerre s'assimile avant tout un outil pour bâtir mais, plus encore, pour bâtir droit. Si le compas trace des cercles, l'équerre précise en régularité le carré, le rectangle, le losange, la perpendiculaire ... Elle est l'outil du compagnon de métier, du maçon opératif par excellence.
Si le compas est le symbole de la création, l'équerre se maintient comme celui de la discipline tant il inspire une verticalité et une horizontalité. A cela, on comprend un ordre cosmogonique terrestre. J'irai plus loin en disant qu'il représente une idée du monde dans la mesure où, en chaque lieu, l'espace comprend une horizontale et une verticale, l'équerre détermine l'homme dans sa rectitude. Elle tend à le rendre droit. C'est l'instrument spirituel de l'ordre du monde qui fait de l'oeuvre un chef-d'oeuvre, de la pierre brute une pierre cubique. Utiliser l'équerre, c'est travailler sur ce Moi irrégulier et lui inspirer un agencement, une discipline, une morale.
Pour poursuivre l'étude :
16:50 Publié dans Symbolisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Symbolisme, Equerre





