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24.01.2008

Sommeil définitif

Mes très chers lectrices et lecteurs,

Après une année de présence sur internet, je pense que Jakin & Boaz ne pourra jamais évoluer dans la perspective d'un webzine collaboratif sur le modèle d'Agoravox. La faute à son auteur mais aussi au silence face à mes nombreux appels à contribuer au blog.

S'il faudrait peut-être laisser du temps au temps pour asseoir cet espace sur la toile, je préfère me consacrer à mon travail d'auteur - au coeur même de ma démarche maçonnique - plutôt qu'entretenir un espace dans lequel je ne crois plus. Cette incroyance provient autant du manque de soutient de mes lecteurs que d'une vision pessimiste quant à un blog d'études maçonniques sur internet.
Pour ce qui est de la première raison, je dois nuancer mon propos en remerciant une nouvelle fois les contributeurs occasionnels ou fréquents qui ont su, par leurs talents et par amitié, enrichir cet espace de leur prose. Néanmoins, le nombre n'envisageant la création un webzine et son entretien convenable, il serait aventureux de se lancer dans une telle entreprise. De plus, Jakin & Boaz n'a su, n'a pu crée un lieu d'échanges et de convivialité. 
Quant à ma vision pessimiste sur le thème même de mon blog, elle provient de mes exigences d'auteur pour qui une réflexion nécessite plus qu'un propos introductif. La mienne ne pouvant plus se contenter des vingt-cinq lignes maximum avant qu'un visiteur décroche, je ne peux que vous donner rendez-vous avec un essais sur la matière pour prétendre encore à la qualité et la pertinence de ma pensée.

C'est pour l'ensemble de ces raisons et d'autres - plus personnelles qui ont précipité ma décision - que je vous annonce la mise en sommeil définitive de Jakin & Boaz. Décision qui m'accompagne avec un sentiment d'amertume pour ne pas avoir réalisé ce que je souhaitais pour cet espace et, déjà, le remord pour avoir aimé écrire sur ce blog et répondre.

Mais ce message n'est pas un au revoir. Au-delà de l'essais pour lequel je metterai probablement des années à écrire, j'interviendrai sur d'autres blogs et supports si on m'en fait la demande.

Merci.

V:. V:. SV:.

03.01.2008

La spiritualité maçonnique

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La spiritualité maçonnique ne saurait être unique, dogmatisée comme il peut en être pour les religions révélées. Plusieurs interprétations, écoles de pensées, apports divers et variés, complexifient cet universel qui relie les branches de la franc-maçonnerie entre elles. S'il aurait été plus juste sage de "spiritualités maçonniques" avec la marque circonspecte du pluriel et en faire un décompte scientifique, la rigueur intellectuelle m'impose toutefois de l'étudie au singulier, dans l'absolu, afin d'esquisser un cadre assez large pour qu'il appelle le plus infime des détails. Les lecteurs pardonneront mon propos fort introductif mais ce sujet appelle plus un essais qu'un article forcément lapidaire.
1. Spiritualité et franc-maçonnerie
Le spiritualité s'entend communément comme la qualité de ce qui attrait à l'esprit (au spirituel). Elle est, par définition, la sphère intime de l'immatériel sur laquelle se greffe une perception du monde. Perception qui n'est pas fondamentalement systémique, figée sur la raison, une croyance ou - plus largement - un postulat de réalité. Mais si l'on associe la spiritualité à une philosophie quelconque, cette perception se meut en idée du monde indubitablement réfléchie et conceptualisée.
La franc-maçonnerie n'est certes pas une philosophie mais s'édifie telle une démarche initiatique portant avec elle l'identité du sujet et, par cela-même, son idée du monde. La somme des individualités en une collectivité d'individus a su favoriser l'émergence de ce que nous appelons "tradition" mais que j'aurai tendance à dénommer "système" pour qu'il soit coordonné par une loi (ou entendue comme telle).
Née en occident, forgée par la philosophie théiste, la franc-maçonnerie ne pouvait être inspirée que par la Bible et une mythologie inhérente à celle-ci.
En effet, les "pères fondateurs" de la franc-maçonnerie étaient des pasteurs éclairés par la philosophie libérale et par l'avènement des Lumières. Dans ce contexte philosophique, les choses de l'esprit ne dépassaient pas encore le cadre du religieux. La spiritualité maçonnique s'entendait alors sur une idée du monde que l'on peut qualifier de "théocentrée".
Toutefois, il serait faux d'affirmer que la spiritualité maçonnique est chrétienne (tant par le système qui la gouverne que dans l'idée du monde qui la meut). Que ce soit le mythe de Hiram développé par le Chevalier de Ramsay aux élucubrations du pasteur Anderson, la référence biblique se voit détournée, interprétée vers une perspective plus large : le noachisme. Forme de panthéisme, le noachisme - qui se veut être la foi de Noé - est une spiritualité initiatique basée sur la perception du sacré plutôt que sur la réponse au dogme.
Perception du sacré qui unit toutes les spiritualités maçonniques dans la mesure où celles-ci entendent la loi à l'origine du système initiatique comme fondateur et au-delà de la fondation de l'être en soi. C'est un absolu.
2. Les spiritualités maçonniques
Chacune des spiritualités maçonniques perçoit le sacré d'une manière différente. Ce qui forme leur unité fait également leurs différences et c'est sur cette base que je vais les traiter.
Je différencie deux formes de spiritualités maçonniques : la franc-maçonnerie occultiste et la franc-maçonnerie philosophique. Evidemment, ces "catégories" contiennent plusieurs branches mais - comme je l'ai écris précédemment - mon propos ne se veut qu'introductif.
A. La franc-maçonnerie occultiste
La spiritualité maçonnique - d'après le spectre de l'occultisme - est certainement la plus plaisante à traîter car riche de personnages hauts en couleurs et signes intriguants. Cependant, elle est décevante d'un point de vue intellectuel. Elle entend le sacré - et par là même la démarche initiatique - comme une réalité autre dont on peut se rapprocher par la gnose et agir dessus grâce à l'intermédiaire des sciences divines. Ainsi, il n'est pas étonnant que l'alchimie, la magie et autres pratiques s'est immiscée dans des rites maçonniques de cette tendance.
B. La franc-maçonnerie philosophique
Par philosophique, il faut entendre que la perception du sacré s'établit sur une philosophie. A ce titre, Georg Wilhem Friedrich Hegel, Auguste Comte, Henri Bergson et bien d'autres ont su influencer leur époque concevant le sacré selon la pertinence de leurs pensées. En terme général, on peut émettre le postulat que la franc-maçonnerie philosophique conçoit le sacré de manière conceptuel (c'est-à-dire la sphère de l'Esprit). C'est de loin la spiritualité maçonnique la plus répendue dans l'hexagone.
Conclusion
La spiritualité maçonnique comme nous venons de le voir a eu besoin de mythes fondateurs pour élaborer son sytème rituel et accentuer en gravité la démarche initiatique qui lui est inhérente. Que se soit Noé et son arche, le Temple de Salomon ou Hiram, ils forment une représentation symbolique de ce que nous nommons "sacré" en différence au profane. 

01.01.2008

Mythes fondateurs de la franc-maçonnerie

Mes très chers lectrices et lecteurs,

Le dossier du mois janvier 2008 est consacré aux mythes fondateurs de la franc-maçonnerie.

Edito

De Noé à Hiram, des bâtisseurs de cathédrale aux templiers, en passant par l'alchimie spirituelle et au détour d'une pyramide, le dossier du mois de janvier abordera les mythes fondateurs de la franc-maçonnerie. L'Art Royal s'étant enrichis de multiples traditions et influences, nous essayerons d'y voir plus clair dans ce matériel brut, au coeur des rites maçonniques et vibrant toujours dans la spiritualité maçonnique.

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