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29.05.2007
La démarche initiatique

Plutôt que d'emmurer mon propos à la seule dimension du temple maçonnique, j'ai voulu élargir ma réflexion à cette démarche qui conduit un individu vers une démarche initiatique. Sans prévaloir d'une quelconque obédience, doctrine, spiritualité, il s'avère que la démarche initiatique emprunte une voie quasi-similaire quant aux personnes qui l'empruntent. Ma réflexion a pour but de donner des éléments de réponses sur cette curiosité qui amène une personne socialement bien intégrée, parfois à l'abri de tous besoins ou au-delà de ses besoins imminents à rentrer dans une société initiatique. Plutôt que de parler d'un "essais" (je n'en ai pas la prétention ou pas encore le courage), je vous délivre là mes quelques observations.
La démarche initiatique n'a strictement rien à voir avec la foi ou la croyance. On dirait communément que c'est un processus d'éveil, je lui préfère un langage plus conceptuel en affirmant qu'elle est la réalisation de l'étant (ce qui est en soi) vers l'Etre (ce qui est au-delà de soi). Plus qu'une recherche de la gnose ou une approche du réel, elle tend vers un Absolu. La connaissance, en effet, est reléguée en une dimension secondaire car elle ne peut être que le savoir de l'étant (c'est-à-dire une connaissance dans l'espace et dans le temps) et non un savoir empirique qui dépasse l'ère de l'expérience. En cela, la gnose métamorphose le cadre initial du profane vers celui du sacré sans pour autant le concevoir. En recevant la connaissance, l'initié devient un être duel, contradictoire car il demeure profane parce qu'étant et sacré pour s'apprécier dans l'Etre. Ainsi, l'initié ne le sera jamais vraiment tant il se borne à la gnose (car, j'insiste, celle-ci n'est pas empirique).
De ce fait, la démarche initiatique s'achemine comme la conciliation de ce-que-je-suis-en-soi et de ce-qui-j'aspire-à-être d'où le pourquoi elle ne cesse jamais et qu'une grande majorité des sociétés initiatiques ont a un système graduel d'initiation. Si la gnose n'est pas Etre, elle permet néanmoins de se percevoir en elle et vis-à-vis du profane, donc en soi. La phrase de Socrate : "Connais-toi toi-même et tu connaîteras l'univers et les dieux", résume fort bien l'ambition de la démarche initiatique et des "moyens" qui y sont consacrés. La franc-maçonnique emprunte la voie du symbolisme, les kabbalistes prennent celle de l'herméneutique, les sociétés issues de la rose-croix s'enquièrent de l'ésotérisme, le bouddhisme s'appuie sur la méditation et la grande majorité des confréries soufistes font la synthèse de tous ces "outils" spirituels. Si je limite mon propos à des stéréotypes concernant ces diverses traditions qui demanderaient chacune une étude plus détaillés, elles sont toutes teinter par le système de Plotin qui réaffirme le propos de Socrate précédemment cité.
Pour conclure, la démarche initiatique est vraisemblablement une quête spirituelle mais non une spiritualité en soi. D'où l'incompréhension des religions envers les sociétés initiatiques. Car les religions pourvoient à un salut en conséquence au respect des dogmes, elles méprisent souvent la voie spirituelle tout en la détenant. Dans une étude précédente intitulée sobrement L'initiation (et dont je fais - par ces quelques observations - que de compléter mon propos), je vous donnais l'étymologie suivante du verbe "Initier" : "[il] provient étymologiquement du verbe latin initiare, c'est-à-dire commencer." Tout est dis et pour ma part je ne cesserai jamais de m'interroger sur ma propre démarche.
Illustrations :
Fig.1 "Création" (Dessins pour la Bible) par Marc Chagall, 1960
Fig.2 Buste de Poltin
Pour poursuivre l'étude :
10:35 Publié dans Sociétés initiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Société initiatique, Initiation, Socrate, Plotin
24.05.2007
La septième saison
L'ombre passe et le soleil fécond.
En deux luminaires, s'espacent
nuit et jour sur un visage
et la terre en miroir de l'orant.
Aux poussières du soir,
aux murmures suppliants,
les paroles dansent sur des noires,
sur les constellations d'Orient.
Dans le feu et depuis les eaux liées,
entre les mondes s'écoulent les incantations.
Il écoute et souffle les questions
aux nuées d'espoir,
aux fruits de la septième saison.
Une seule suffit à le voir,
deux ou mille ne suffiront jamais à l'entendre.
Benny Eliram
21:20 Publié dans Auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Auteur, Eliram, Poésie
15.05.2007
Peut-on être musulman et franc-maçon ?
Suite à un dossier (déjà ancien) sur l'Express, je m'interrogerai dans cette étude si l'on peut être musulman et franc-maçon ? La franc-maçonnerie, depuis le 15 juillet 1978, a été officiellement condamnée par l'ICJ (Islamic International College) faisant des musulmans francs-maçons des apostats. Si j'ai décidé de placer cet article sous forme de question, et dans la rubrique religion, c'est essentiellement dans l'optique de la foi musulmane et de cette double appartenance qui concernent de nombreux frères et soeurs en France et à l'étranger.
La franc-maçonnerie souffre de son passé en terre musulmane.
Implantée par les occidentaux dès 1738 en Turquie (Izmir), elle sera dans sa première décennie presque exclusivement réservée aux chrétiens (et plus minoritairement aux juifs). Il en va de même en Egypte où elle débarque en 1798 avec les armées napoléoniennes et même le colon britannique en Inde - quoi que l'Ordre existait depuis 1728 dans le sous-continent - n'initiera le premier indien qu'en 1775. Il faudra attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que les colonisateurs ou occidentaux vivant en exil consentent à initier les autochtones. Dans l'Empire ottoman, les lois libérales de 1865 favoriseront l'expansion de la maçonnerie. Le sultan le sultan Mehmed Mourad V sera d'ailleurs reçu comme un bon nombre d'intellectuels, militaires et politiciens occidentalisés. Des loges se netterront à parler turc et des frères francophones de toutes confessions se réunissent dans la loge l'Union d'Orient créer par Louis Amiable. Mais l'arrivée au diwan de Abdoulhamid II (1876 à 1909) freinera cet élan pourtant si prometteur.
On aurait pu penser, naïvement, que la franc-maçonnerie française si active au XIXe siècle, si politisée, aurait favorisé l'échange culturel dans l'empire colonial. On aurait pu le penser mais il s'avère qu'en Algérie, Maroc et Tunisie, les musulmans sont rares dans les ateliers. L'initiation de l'émir Abd-El-Kader en 1864 sera une exception à la ségrégation en vigueur. D'ailleurs, il ne sera pas initié en Algérie (là où était son combat) mais bien en Egypte, à Alexandrie. D'autres élites auront les clés du temple mais dans cette singularité qui ne permet pas d'affirmer que la maçonnerie s'ouvrit au monde musulman et encore moins à sa société. Egypte, disais-je, dont la pratique maçonnique souffre du même apartheid que l'époque imposa entre occidentaux et autochtones.
Evidemment, dans certaines régions comme l'Iran, la franc-maçonnerie aura son âge d'or au XXe siècle. Jusqu'en 1979, elle se porte plutôt bien dans ce pays. Il faut dire que les élites occidentalisées sont nombreuses, le poids des ayatollah se réduit et, par des circonstances historique, elle n'est pas assimilée comme "chrétienne" ou "occidentale". Des confréries, que l'on nommerait aujourd'hui "paramaçonniques", font le pont entre la spiritualité "traditionnelle" et l'Ordre. C'est le cas de la Anjouman-i oukhouwwat qui mêle soufisme aux rites maçonniques. Son fondateur Zahir al-Davla sera aux balbutiements de la "refondation" (il s'avère que quelques loges militaires furent implantés dans l'Empire Perse au XIXe siècle) et rejoindra avec plusieurs de ses disciples le Réveil de l'Iran (loge fondée en 1907 par une patente du GODF). En Turquie, la franc-maçonnerie est porteuse de valeurs. Avec la victoire des Jeunes-turcs en 1909, l'Empire les loges en sommeil rouvrent dans l'Empire ottoman. Mais aussi, et comme en Iran, la Turquie va adapté la franc-maçonnerie à la mystique soufiste et à la culture nationale en créant par exemple un "rite turc" comme il existe un "rite français".
Ainsi le XXe siècle est le temps de la consolidation au Makrech, mais de la mort annoncée de l'Ordre au Maghreb. Réaction envers le colonisateur ? C'est le cas au Maroc où la maçonnerie connut son sommeil pour renaître de ses cendres en 1961, arabisée mais désormais fière de sa proximité avec l'occident. La franc-maçonnerie est aussi victime du panarabisme. Nasser l'interdit en 1962 et que dire des autres dictatures où l'appartenance à l'Ordre vaut la peine de mort... Même la franc-maçonnerie a une visibilité en Turquie, au Liban, au Maroc, en Afrique subsaharienne et dans le sous-continent indien, les francs-maçons Jordaniens et Syriens doivent se cacher. L'Ordre est bien minoritaire dans ce monde musulman pour souffrir de l'obscurantisme des régimes en place mais également de l'antimaçonnisme virulent de certaines autorités musulmanes qu'elles soient sunnites ou chiites.
Mais loin de la pression sociale, politique et religieuse de ces pays, nombreux musulmans en occident rejoignent nos loges donnant raison à l'Histoire et aux ponts qui ont été jetés entre deux traditions bien différentes dans la nature (la franc-maçonnerie n'étant pas une religion) mais si similaires dans le fond.
Alors peut-on être musulman et franc-maçon ?
La franc-maçonnerie, par son histoire et ses influences, est largement basée sur une mystique judéo-chrétienne et s'inscrit dans un système symbolique très indo-européen.
A première vue, des musulmans pourraient se sentir assez mal à l'aise avec ses références ; mais à première vue
seulement. La franc-maçonnerie n'impose pas une spiritualité mais développe des outils symboliques pour y accéder et pour y répondre. Ainsi, les outils peuvent faire l'objet d'un rapprochement avec l'islam. Le Temple a une signification symbolique équivalente avec la Ka'aba. Tout comme lui, elle est construit par l'homme (Abraham et son fils Ismaël en l'occurrence) et Dieu s'incarne dans cette édification dont il est lui-même architecte (la Pierre Noire a l'angle oriental de la Ka'aba aurait été donnée par l'ange Gabriel à Abraham). Mais aussi sel, lune, soleil, pavé mosaïque, voûte étoilée et bien d'autres se retrouvent ainsi tant dans l'Ordre qu'ils prennent tout leur sens en islam.
Quant aux références à la maçonnerie opérative, la civilisation islamique a prouvé par l'histoire la haute technicité de ses corps de métiers et son attachement à l'architecture. Apprentis, compagnons et maîtres maçons appartiennent encore aux sociétés musulmanes et cela bien avant l'avènement de cette religion. Egalement, l'islam synthétisa à sa doctrine une myriade de traditions issues du paganisme et des religions antérieures : mazdéisme, judaïsme et christianisme. De ce fait, cette religion n'est pas étrangères aux valeurs de l'autre - quelqu'il soit - et connaît des proximités spirituels avec tous les monothéismes. La franc-maçonnerie n'est pas une question de religion (en cela elle n'est pas christique, sauf rares exceptions) mais bien l'interrogation et l'interprétation du croyant envers sa propre foi.
A l'instar des oulémas, le Vatican a condamné et condamne encore la franc-maçonnerie. Elle place les catholiques - selon le droit canon - en position de péché grave. Le judaïsme, sans avoir "légiféré" sur la franc-maçonnerie, tient cette pratique pour de l'avoda zara (l'idolâtrie). Bien des frères protestants et orthodoxes se sentent en difficultés face à leurs églises réciproques et l'antimaçonnisme qui, parfois, y a la peau dure. Etre musulman et franc-maçon demande - comme être juif et franc-maçon ou catholique et franc-maçon - deux ouvertures : celles du croyant et celle de l'homme d'esprit. L'un et l'autre ne sont pas incompatibles surtout car la franc-maçonnerie repose - je l'ai dis ci-dessus - sur un bon nombre de symboles qui existent en islam ou s'adaptent aisément à la foi musulmane. De plus, il n'y a théoriquement pas de clergé en islam et les propos des uns ou des autres n'équivalent pas formellement au Coran dont aucune sourate ne condamne les pratiques maçonniques, bien au contraire. Car elle s'attache au Livre quelqu'il soit par gnose, à la fraternité entre tous les hommes, à la paix en tous contextes et à cette guerre intérieure que mène l'homme pour repousser ses passions et son ignorance, la franc-maçonnerie est une institution aussi musulmane que certains la voient chrétienne ou d'essence hébraïque.
Je conclurai mon étude en forme de plaidoyer en m'adressant à vous, mes lecteurs, quelque soit votre confession et vos croyances. J'ai un rêve secret. Je rêve qu'il existerait un lieu où les religions abrahamiques pourraient s'enrichir l'une de l'autre et vivre en parfaite harmonie. J'aime à croire que ce lieu habite mon atelier et bien d'autres. Or, ils perdurent des barrières mentales, des barrières qu'une loge dite "de saint Jean" ou un grade de "chevalier rose-croix" érigent encore. Il m'a fallu - autant que non-chrétien - une ouverture d'esprit pour accepter ce propos ou une surdité à la hauteur de celui-ci. Mais je crois qu'il serait peut-être de réconcilier, au moins dans nos loges, tous les maçonnes et les maçons en créant un rite qui abolisse l'enceinte qui rend parfois ce temple, auquel nous aspirons toutes et tous, inaccessible pour bien des gens.
Illustrations :
Fig.1 Un frère égyptien en décors
Fig.2 Portrait d'Abd-El-Kader
Fig.3 La Ka'aba
Pour poursuivre l'étude :
10:55 Publié dans Franc-maçonnerie, Religions | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Religions, Franc-maçonnerie, Islam, Aimable, Abd-El-Kader
05.05.2007
Framasonismo kaj esperanto

Créé par le docteur Louis-Lazare Zamenhof (1859-1917) en 1887, l'espéranto s'est doucement imposé en un peu plus d'un siècle. Langue construite, on estime ses locuteurs entre 2 à 3 millions répartis dans le monde. La facilité de sa grammaire aidant, son vocabulaire reposant largement sur les langues indo-européennes et une musique certaine quant à prononciation font de l'espéranto une langue relativement facile à apprendre. Mais notre article s'intitulant Framasonismo kaj esperanto (ou Franc-maçonnerie et espéranto), nous nous attarderons sur les liens entre notre vieille confrérie et cette langue nouvelle pétrie d'idéaux.
Zamenhof construisit cette langue dans l'idée qu'elle soit une internacia lingvo (langue internationale). Non qu'elle devienne hégémonique comme l'est l'anglais à présent, l'allemand en Europe Centrale, le russe en Europe de l'Est ou le français dans des temps plus reculés, mais qu'elle unisse l'humanité par un moyen de compréhension neutre et universaliste que peut être l'espéranto. Zamenhof pensait ainsi qu'elle formerait un lien fraternel entre les hommes et éviterait ainsi les guerres dues à l'incompréhension des nations et des cultures tout en maintenant celles-ci. Un bel idéal qui conquit nombreux francs-maçons au début du XXe siècle et qui en séduit encore aujourd'hui.
Il est vrai que l'idéal maçonnique et de l'idéal espérantiste se rapproche même si les deux empruntent deux voies bien distinctes.
Toujours est-il que des maçons de toutes obédiences essayèrent d'accroître cette proximité de l'un et l'autre. Dès lors, le Congrès Mondial espérantiste de Boulogne-sur-Mer de 1905 donna naissance à l'association Esperanto Masona. La loge Les Vrais Experts (GODF) fut la première a adressé en 1906 le voeu "d'initier" les frères à l'espéranto. De même qu'en 1913, l'atelier dénommé Esperanto naquit au sein de la Grande Loge de France. Celui-ci s'engagea à travailler exclusivement dans cet idiome et il semblerait qu'il fonctionne encore à l'heure actuelle. Dans la même année l'association Esperanto Masona devient la Universala Framasona Ligo suite au congrès de Berne. Exclusivement masculine, la ligue s'ouvrit aux soeurs en 1992
Une question qui préoccupe encore les francs-maçons et espérantistes reste en suspens : Zamenhof est-il franc-
maçon ? A vrai dire, personne ne le sait vraiment. Bien qu'il semble apparaître sur la liste des francs-maçons célèbres de la Grande Loge Nationale de Pologne, nul n'a trouvé une trace concrète de son activité maçonnique supposée.
Evidemment, rapproché franc-maçonnerie et espéranto est chose aisée. Francs-maçons et espérantistes s'animent d'un idéal universel, fraternel, au-delà des particularismes, des religions, des ethnies, etc... Ils constituent chacun une forme de communauté avec une culture propre à chacune d'entre elles. Pourtant, les liens entre l'un et l'autre ne sont pas à généraliser. La majorité des francs-maçons ne parlent pas un mot d'esperanto et les espérantistes n'appartiennent pas tous à nos loges. Des presque 300 ans de la franc-maçonnerie, le dernier siècle est à peine marqué par l'espéranto. Toutefois, en espérantiste et en franc-maçon, il me fallait bien en parler un peu.
Illustrations :
Fig 1.Portrait de Louis-Lazare Zamenhof
Fig 2.Affiche du centenaire de l'espéranto
Fig 3.Drapeau espérantiste
Pour apprendre l'espéranto :
20:45 Publié dans Franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Franc-maçonnerie, Esperanto, Zamenhof
01.05.2007
Occultistes et franc-maçons (J.Cécius)
Jiri Pragman avait parlé sur le Blog maçonnique du livre de Jacques Cécius : Occultistes et franc-maçons (article daté du 25/04/2007). Car l'auteur a déjà participé au site Jakin & Boaz par quelques commentaires et car j'apprécie notamment ses contributions intelligentes sur la gazette unitarienne Profils de libertés, je me devais - à ma manière - reléguer cette publication en vous inviter à lire cet ouvrage (coédité par les Editions Mémogrames et le Blog Maçonnique) qui - si j'en crois mes lectures précédentes - devrait être prometteur.
Texte de l'éditeur :
Quels seraient les liens entre l'occultisme et la Franc-Maçonnerie ? Les grandes figures de l'occultisme étaient-elles membres de la Fraternité maçonnique ? Et certains Francs-Maçons – et non des moindres – n'ont-ils pas flirté avec certains mouvements occultistes ?
Dans son ouvrage très documenté, Occultistes et francs-maçons, Jacques Cécius entreprend de tracer le portrait de ces occultistes dont l'influence se fait encore parfois fortement sentir : Helena Petrovna Blavatsky, Annie Besant, Charles Webster Leadbeater, Rudolph Steiner, Pascal Randolph, Max Heindel, Spencer Lewis, Eliphas Lévi, Papus, Sédir, Jules Doinel, Jean Bricaud, Constant Chevillon, René Guénon, Oswald Wirth, Robert Ambelain, Robert Amadou, Jean Marques-Rivière. Autant de personnages qui continuent à en fasciner et dont les ouvrages sont réédités ou recherchés.
Leur parcours, leur oeuvre – à travers force extraits et citations – font l'objet d'une analyse implacable. De même que leurs relations avec la Franc-Maçonnerie ou plutôt certains courants maçonniques, obédiences ou loges puisque certains de ces occultistes furent aussi francs-maçons.
Jacques Cécius nous invite à découvrir aussi le cheminement de frères et de sœurs qui ont créé ou adhéré à des organisations telles que le Spiritisme, la Société Théosophique, l'Anthroposophie, l'Église Gnostique, l'Église Catholique Libérale, le Rosicrucianisme, ...
L'auteur, Jacques Cécius est né dans les Ardennes belges en 1940. Musicien de formation, il fut... flic durant 31 ans, après avoir exercé de nombreux autres métiers. Franc-maçon initié en 1973, mais aussi protestant engagé et libertaire viscéral, il s'intéresse à l'occultisme tout en restant résolument un "en dehors". Il est l'auteur de deux autres ouvrages : L'Anarchisme, une utopie nécessaire (Labor, 2000), Le rêve citoyen d'un franc-maçon (Detrad, 2003). Il a collaboré à l'ouvrage coordonné par Luc Nefontaine, Illustres et francs-maçons (Labor, 2004). Il aime poétiser et "pamphlétiser". Il collabore à diverses revues.
Vous pouvez le commander avec Bulletin de souscription - Occultistes et Francs-Maçons (fichier .pdf) jusqu'au 31 août 2007.
09:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lectures, Cécius, Franc-maçonnerie, Occultisme





